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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 13:47

Les planètes entre en vibration les unes avec les autres. Un objet céleste inconnu en serait la cause 

 

Kiev, Ukraine
Une femme a enregistré des sons étranges et mystérieux. Elle dit que les fenêtres vibraient tellement c'était fort. Elle dit de mettre le son au max et de se coller l'oreille sur les haut-parleurs pour obtenir le même effet qui était ressenti à Kiev.

Peut-être avez-vous une idée de ce que cela peut être. Je n'arrive pas à cerner la provenance possible à part que ça ressemble un peu à une sirène de bateau.

 

Les sons seraient dûs au ralentissement de la terre de quelques milliers de secondes. La terre qui ralentie provoque de plus en plus de vibrations et de pertubations climatiques. L'espace-temps étant une fréquence électromagnétique produit par la rotation de la planète autour du soleil, il est évident que si sa vitesse change, cela signifie que sa fréquence vibratoire va changer également. Nous pouvons donc considérer qu'un changement de fréquence entraîne inéluctablement un changement de dimension. La prophétie des Mayas est tout simplement en train de se réaliser.  

 

 

 

Youtube

 

 







Maintenant, écoutez le son que fait la Terre depuis l'espace :



Son que fait Vénus :



Son de Neptune :



Son d'Uranus :



A comparer aussi avec ce son mystérieux entendu en Floride en mars dernier : lien

Sans oublier les vibrations inconnues entendues dans l'Ontario (Canada) depuis plusieurs mois : lien

Autre sons étranges :

New Jersey, 21 mai 2011 :



Ohio, août 2009 :

PAR WIKISTRIKE.OVER-BLOG.COM
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 12:16

Le corium de Fukushima, effets et dangers

 

corium irsn video3Source : Fukushima.over-blog.com

 

Corium : c’est le mot tabou de Tepco. Pourquoi l’entreprise responsable de la plus grande catastrophe nucléaire au monde n’en parle jamais ? Tout simplement parce que c’est la matière la plus dangereuse jamais créée par l’homme, une sorte de magma incontrôlable et ingérable, aux conséquences incommensurables. Étant donné que beaucoup d’informations contradictoires circulent sur cette matière rare et mal connue, cet article va essayer de faire le point des connaissances actuelles. 

On ne communique pas beaucoup sur le sujet dans le milieu du nucléaire, sauf entre experts. En effet, c’est la bête noire du monde de l’atome, car cette matière n’existe qu’en cas d’accident grave. Three Mile Island en 1979, Tchernobyl en 1986 et Fukushima en 2011 ont produit chacun leur corium. Si l’on connaît aujourd’hui les coriums des deux premiers accidents cités, on ne sait pas grand-chose de celui de Fukushima, car il faudra attendre des années avant que celui-ci ne se refroidisse et que l’on puisse l’approcher. Pour autant, on peut essayer d’évaluer sa nature, son action et ses conséquences.

Pour réaliser cet article, j’ai tiré beaucoup d’informations du forum technique de Radioprotection Cirkus. Merci donc à tous les contributeurs de ce forum, avec une mention particulière pour Jansson-Guilcher, et évidemment à “invité” qui a initié ce fil d’info très instructif. Pour des raisons techniques liées au blog, cet article a été séparé en 2 parties consultables sur deux pages différentes.

 

 

 Sommaire : Le corium de Fukushima

 1. Définition du corium
2. Matière de tous les extrêmes
3. Quand le corium de Fukushima s’est-il formé ?
4. Combien de tonnes de combustible ont fondu ?
5. Aspect et composition du corium
6. Progression du corium

7. Que se passe-t-il quand le corium rencontre du béton ?
8. Que se passe-t-il quand le corium rencontre du métal ?
9. Que se passe-t-il quand le corium rencontre de l’eau ?
10. Que veulent dire les termes « Melt-down », « Melt-through » et « Melt-out » ?
11. Possibilité de contenir le corium
12. Dangers du corium

 


corium irsn video21. Définition du corium
Le corium est un magma résultant de la fusion des éléments du cœur d'un réacteur nucléaire. Il est constitué du combustible nucléaire (uranium et plutonium), du gainage des éléments combustibles (alliage de zirconium) et des divers éléments du cœur avec lesquels il rentre en contact (barres, tuyauteries, supports, etc.). Le terme « corium » est un néologisme formé de core (en anglais, pour le cœur d'un réacteur nucléaire), suivi du suffixe ium présent dans le nom de nombreux éléments radioactifs : uranium, plutonium, neptunium, américium, etc.

2. Matière de tous les extrêmes
Le corium est la matière des six extrêmes : il est extrêmement puissant, extrêmement toxique, extrêmement radioactif, extrêmement chaud, extrêmement dense et extrêmement corrosif.

Extrêmement puissant

Le combustible fondu est le constituant principal du corium. Or ce combustible est formé à l’origine d’assemblages de crayons contenant des pastilles. Dans le réacteur n°1 de Fukushima Daiichi, le cœur était composé de 400 assemblages constitués de 63 crayons de combustibles chacun. Les réacteurs 2 et 3 étaient quant à eux composés, chacun, de 548 assemblages, constitués eux-mêmes de 63 crayons de combustibles. Sachant qu’un crayon contient environ 360 pastilles, on peut en déduire que dans les trois réacteurs concernés, il y a plus de 33 millions de pastilles en jeu.

pellet uraniumEt comme chaque pastille est supposée délivrer autant d’énergie qu’une tonne de charbon, on comprend pourquoi le corium développe une chaleur énorme en totale autonomie.

 

 

Extrêmement toxique
Le corium contient un nombre important d’éléments en fusion, interagissant entre eux sans cesse, et produisant des gaz et des aérosols. C’est la toxicité de ces émanations qui est problématique, car les particules émises sont extrêmement fines, invisibles à l’œil nu et, en suspension dans l’air, peuvent se déplacer avec les vents jusqu’à faire le tour de la terre. Toutefois, plus on s’éloigne de la source, plus ces particules et ces gaz sont dilués dans l’atmosphère et présentent moins de danger. C’est donc le Japon en premier lieu qui est victime des effets de toxicité des éléments diffusés. Néanmoins, si la concentration de particules diminue avec la distance, au final le bilan en maladies reste le même mais réparties différemment (1).
Exemple d’élément toxique : l’uranium. C’est un toxique chimique pour le rein, mais il peut aussi toucher les poumons, les os et le foie. Il a aussi des effets sur le système nerveux, comparables à ceux d’autres poisons métalliques comme le mercure, le cadmium ou le plomb. L’uranium peut enfin augmenter la perméabilité cutanée et avoir des effets génétiques.

Extrêmement radioactif
Le corium émet tellement de radioactivité que personne ne peut s’en approcher sans décéder dans les secondes qui suivent. Il avoisine 28 térabecquerels par kg, soit, pour un corium de 50 tonnes, plus d’un million de térabecquerels (un becquerel correspond à une désintégration par seconde, un million de TBq correspond à 10 puissance 18 désintégrations par seconde).
Comme le corium est critique, ou localement critique, c'est-à-dire qu’il présente des réactions de fission nucléaire, rien n’est modélisable et tout peut arriver. Ce que l’on sait, c’est qu’au fur et à mesure que les éléments lourds se regroupent, la masse critique augmente et donc la réaction ainsi que la température. Par effet de coefficient de température négatif, la réaction tend à diminuer et donc aussi la température. Il s'établit ainsi un cycle d’augmentation et de réduction du volume de ce noyau très actif, la période de ce cycle dépendant de la masse, de la densité, de la forme et de la composition du corium.
Cet effet de « respiration » du corium est sans doute à mettre en corrélation à Fukushima avec les mesures changeantes de pression, de température et de radioactivité données par Tepco au fil des mois suivant la catastrophe.

anim corium3Extrêmement chaud
Areva, par la voix de François Bouteille, explique que le corium a une température de 2500°C. Mais en fait, selon son environnement, il peut monter encore de 400°C car la température de fusion de l’oxyde d’uranium est de l’ordre de 2900°C. En fait, sa température varie entre 2500 et 3200 °C. Pour comparaison, la température de la lave d’un volcan se situe entre 700 et 1200°C. Cette chaleur importante, produite par la désintégration des produits de fission, peut faire fondre la plupart des matériaux qu’il rencontre, comme l’acier ou le béton. C’est pour cela qu’il est incontrôlable, car personne ne peut l’approcher et il détruit tout sur son passage.
Une autre source de chaleur est l'oxydation des métaux par réactions chimiques à chaud avec l'oxygène atmosphérique ou la vapeur d’eau.
Les chercheurs ont du mal à étudier le corium et les essais qu’ils effectuent sont loin de la réalité puisqu’ils travaillent sur des magmas n’ayant souvent pas la même composition, avec des températures plus faibles (souvent de 500 à 2000°C) et des masses 50 à 500 fois moins importantes que celles des cœurs de Fukushima. Toutefois, parmi une multitude de paramètres étudiés, ils déterminent que la cuve en acier d’un réacteur recevant un bain de corium en son fond devient fragile à partir de 1000°C.
A Tchernobyl, il a fallu 6 à 7 mois pour obtenir un “arrêt à froid” de la masse de corium. Mais 18 ans après l’accident, en 2004, on mesurait encore une température de 36°C à proximité du combustible fondu (2).
A Fukushima, la dernière feuille de route de Tepco (3) en juillet - tout comme l’analyse de l’IRSN - annonce un “arrêt à froid” des réacteurs pour janvier 2012 : l’entreprise en effet ne communique que sur les réacteurs, pas sur le corium. Et pour cause, il faudra probablement quelques dizaines d’années avant un refroidissement de celui-ci. Il faut donc voir l’expression “arrêt à froid” comme une façade de communication minimisant la catastrophe.

Extrêmement dense

Le corium a une densité de l’ordre de 20, c'est-à-dire environ trois plus importante que l’acier. Concrètement, cela signifie qu’un mètre cube de corium pèse 20 tonnes (contre 1 tonne pour 1 m3 d’eau). Le volume des différents coriums est estimé par Jansson-Guilcher de 1 à 1,5 m3 (20/30 tonnes) pour le réacteur 1 et de 3 à 4 m3 (60/70 tonnes) pour les réacteurs 2 et 3. On peut ainsi mieux imaginer ce qu’une telle masse peut produire comme pression sur une très faible surface. Mais s’il s’avère que l’ensemble du corium puisse se conglomérer, par exemple en cas de l’effondrement d’un fond de cuve, les masses en jeu sont évidemment plus importantes et l'attaque du béton ou du sol est d’autant plus renforcée.

anim corium1Extrêmement corrosif
Le corium est capable de traverser la coque en acier d’une cuve et la dalle de béton qui la supporte. La cuve principale (RPV = Reactor Pressure Vessel) fait 16 à 17 centimètres d’épaisseur. La cuve secondaire dite “de confinement” (appelée aussi Drywell ou PCV = Pressure Containment Vessel) est beaucoup plus mince, de l’ordre de 2 à 6 cm, mais doublée d’un bouclier de béton. Enfin, la dalle de béton de base, appelée aussi radier, devrait avoir en théorie une épaisseur de 8 mètres. Toutes ces protections peuvent être traversées par le corium par corrosion (Se reporter aux paragraphes 7 et 8).

3. Quand le corium de Fukushima s’est-il formé ?
La panne du système de refroidissement de la centrale de Fukushima Daiichi a eu lieu le 11 mars 2011, mais on ne sait pas encore exactement la ou les causes (tremblement de terre, tsunami, et possible erreur humaine pour le réacteur 1). Quoiqu’il en soit, après deux mois de dissimulations, Tepco a finalement reconnu que les cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 avaient fondu. Le réacteur 1 n’a plus été refroidi durant 14 heures et 9 minutes, le 2 durant 6 heures et 29 minutes et le 3 durant 6 heures et 43 minutes (lien).

4. Combien de tonnes de combustible ont fondu ?
D’après les données connues des combustibles des réacteurs de Fukushima Daiichi, on connaît les masses de combustible des trois coriums :
- corium 1 : 69 tonnes
- corium 2 : 94 tonnes
- corium 3 : 94 tonnes
soit une masse totale de combustible en fusion de 257 tonnes.
Pour comparaison, le corium de Three Mile Island avait une masse d’environ 20 tonnes et celui de Tchernobyl de 50 à 80 tonnes. A Fukushima, les coriums ont donc une masse jamais égalée, ce qui explique entre autres les difficultés que rencontrent les experts pour modéliser l’accident.

 


29Combustiblepatte delephant tchernobyl Corium de Tchernobyl

 

Quant au corium 3, il faut préciser que celui-ci contient du plutonium issu du combustible MOX. Ce dernier étant constitué de plutonium à 6,25%, et le cœur du réacteur 3 contenant 32 assemblages sur les 548 présents, on peut évaluer à au moins 300 kg la masse de plutonium issu du MOX contenue dans le corium 3, sans compter le plutonium provenant du combustible usé contenu dans les 516 autres assemblages (4).
A ces données, il faut ajouter les tonnes de matériaux divers qui structurent les cœurs et qui peuvent avoir été emportés dans la masse en fusion, ce qui représente quelques tonnes supplémentaires.
Pour autant, l’expérience montre qu’une partie du corium reste dans les cuves percées s’il est suffisamment refroidi. Cela dépend en fait de l’état des cuves. Si le corium est passé par une ouverture minime de la cuve, une partie peut être restée attachée aux parois subsistantes. En revanche, si le cœur a fondu entièrement, le fond de cuve peut s’ouvrir complètement et dans ce cas, le corium résiduel est extrêmement faible.

corium irsn video15. Aspect et composition du corium
Le corium ressemble à de la lave en fusion, avec une consistance pâteuse, entre liquide et solide. Quand il rencontre une masse froide, ou quand il se refroidit avec le temps, une croûte peut se former, limitant ainsi les échanges de température. La croûte peut exister en surface, refroidie par exemple par de l’eau. Elle peut aussi être verticale, contre les parois d’une cuve en béton. Mais à Fukushima, le corium est actif, ainsi aucune possibilité de refroidissement n'est envisageable ou attendue pour l’instant. Si croûte il y a, elle doit être bien mince.
Les éléments constituant le corium n’ayant pas la même masse, ils migrent selon leur densité, les plus lourds (métaux) se retrouvant au fond et les plus légers (oxydes) en surface. Mais si la chaleur est trop intense, la production de gaz est importante et tout est brassé. Dans ce cas, les éléments les plus lourds ont tendance à se rassembler au centre.
Le corium est composé d’un certain nombre de métaux en fusion provenant de la fonte des différents éléments du cœur. Le zirconium, provenant des gaines de combustible, est le plus observé car il réagit avec l'eau en produisant du dioxyde de zirconium et de l’hydrogène. D’autres métaux se retrouvent dans cette « soupe », formant une couche dense contenant des métaux de transition tels que le ruthénium, le technétium ou le palladium, de l’indium, du cadmium, du zircaloy, du fer, du chrome, du nickel, du manganèse, de l’argent, des produits de fission métalliques, et du tellurure de zirconium.
La couche superficielle se compose principalement à l’origine de dioxyde de zirconium et de dioxyde d'uranium, éventuellement avec de l'oxyde de fer et des oxydes de bore, puis elle finit par concentrer également des oxydes de strontium, de baryum, de lanthane, d’antimoine, d’étain, de niobium et de molybdène.

6. Progression du corium
Si l’on se réfère à une étude réalisée par l’Oak Ridge National Laboratory qui évoque une simulation d’accident de ce type dans un réacteur à eau bouillante similaire à ceux de Fukushima Daiichi, on sait qu’il suffit de 5 heures pour que le cœur ne soit plus recouvert d’eau, 6 heures pour que le cœur commence à fondre, 6h30 pour que le cœur s’effondre, 7 heures pour que le fond de la cuve lâche, et 14 h pour que le corium traverse une couche de 8 m de béton avec une progression de 1,20 m/h (5). On peut donc raisonnablement supposer que la cuve du réacteur 1 de Fukushima Daiichi a été traversée par le corium dès le soir du 11 mars et que cette pâte incandescente est passée sous la dalle dès le 12 mars 2011.

 


corium ornl

 

Quant aux coriums des réacteurs 2 et 3, on sait qu’en 6 heures, ils ont eu le temps de se former et de fragiliser le fond de cuve, voire de la percer, en particulier pour le 3 (panne de 6h et 43min). Des éléments de preuves, provenant de sources internes à Tepco, mais non encore officialisées, indiquent que les réacteurs 2 et 3 ont bel et bien fondu, le numéro 3 s'étant même effondré dans sa cuve (6).
D’après Jansson-Guilcher, intervenant qualifié dans le forum technique de Radioprotection Cirkus, « une cavité a été ajoutée sous le réacteur. En fait, le sous-bassement n'est pas plein. Pour limiter les répercussions sismiques, les Japonais ont "allégé" la dalle pour constituer un corps creux, sensé être plus résistant aux séismes qu'une dalle pleine ». Cette cavité pourrait faire communiquer les 4 réacteurs de Fukushima Daiichi par des tunnels de dépressurisation. Si cette information est confirmée, le corium n’a pas à traverser 8 mètres de béton, mais beaucoup moins, ce qui facilite sa progression verticale vers le sol géologique, d’autant plus qu’à Fukushima, il n’a rien été prévu pour permettre son étalement.
Dans le cas d’une descente du corium dans le sol, deux scénarios sont possibles. Soit celui-ci se rassemble au même endroit, et dans ce cas, il forme un puits d’environ 0,80 m de diamètre et descend à la verticale ; sa vitesse de progression est inconnue, mais doit être assez rapide comparée à la vitesse dans du béton qui est d’environ 1 m/jour. Soit il se disperse dans diverses directions, profitant de structures de sols moins dures ou s’infiltrant dans des failles rocheuses. Dans ce deuxième cas, il perdrait de sa puissance en se divisant en de multiples tentacules.
anim corium2Avec une température de 2500 à 3000°C, il semble impossible qu’il reste coincé quelque part. Pourtant, d’après d’autres contributeurs dans d’autres forums et sites, le corium pourrait ne pas avoir traversé la dalle de béton le séparant du sol. L’explication serait que la masse de corium arrivée sur le radier serait trop faible pour engendrer une criticité. Mais là, personne n’est encore allé voir, donc tout n’est que suppositions.
Il y aurait pourtant des façons simples pour connaître à la fois l'avancée du corium et ses caractéristiques physico-chimiques, à commencer par une spectrographie et une spectroscopie aérienne ou satellitaire. On a aussi la possibilité de faire des relevés utilisant plusieurs gammes de fréquences comme l’infrarouge. Bien qu’il soit probable que les Japonais ont ces renseignements, 5 mois après la catastrophe, rien n’est communiqué à ce sujet.

 

 

 

 

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(1) “Le sort qui est réservé habituellement aux travailleurs du nucléaire devient en définitive le sort de la population mondiale car il faut bien comprendre que la dispersion des radioéléments n'enlève rien à leur action ; leur concentration diminue mais leur rayon d'action s'étend en conséquence et, au final, le nombre de maladies engendrées par les accidents nucléaires majeurs reste le même, il est juste réparti différemment.”
source :
http://www.gen4.fr/blog/2011/07/les-infos-de-fukushima-et-dailleurs-317.html

(2) L'Express, 6/12/2004 : “Tchernobyl, la catastrophe à petit feu”
source :
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/sarcophage2.html

(3) La dernière feuille de route est décrite ici :
http://news.lucaswhitefieldhixson.com/2011/07/japan-and-tepco-revise-roadmap-to.html

(4) On peut toutefois se poser la question de la pertinence de l’information de 32 assemblages de MOX. D’après un article d’Andréa Fradin, un responsable d’Areva aurait déclaré que le cœur du réacteur 3 était chargé de 30% de MOX, ce qui change complètement la donne. Je reviendrai sur ce sujet dans un autre article.

(5) Cette vitesse de 1,20 m/h est en totale discordance avec Areva qui annonce un percement du béton par le corium avec une progression de moins d’un mètre par jour (lien). Il est vrai qu’il existe différents types de béton, présentant plus ou moins de densité et de résistance. La quantité de corium doit jouer aussi beaucoup. La différence peut s’expliquer également en fonction du moment d’attaque : la phase d'érosion rapide du radier en béton dure environ une heure et progresse sur environ un mètre de profondeur, puis ralentit à plusieurs centimètres par heure, et s'arrête complètement si le corium refroidit en dessous de la température de décomposition du béton (environ 1100 ° C).

(6) Cf. « Révélations sur la crise de Fukushima Daiichi», Courrier international, 18 mai 2011.

      

(Illustrations tirées d'une animation du METI et du site de l'IRSN)

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7. Que se passe-t-il quand le corium rencontre du béton ?
Au contact du corium, le béton se vitrifie puis se décompose et ce, de plus en plus vite au fur et à mesure de l'augmentation de la masse qui s’accumule au même endroit. Un béton siliceux a un point de fusion à 1300°C. Un corium à 2800°C le transforme ainsi en divers gaz et aérosols : chaux vive (CaO), silice (SiO2), eau et gaz carbonique, mais aussi monoxyde de carbone et hydrogène qui peut être produit en de grandes quantités à cette occasion.
La chaux vive, à l’état solide, réagit habituellement avec l’eau en produisant de la chaleur et de la chaux éteinte (Ca(OH)2). Il est probable que des phases de condensation de la chaux entretiennent ainsi la chaleur du corium.
Du tellure est aussi relâché au fur et à mesure de la décomposition du tellurure de zirconium.

Tous ces produits, entre autres, se mélangent donc et interagissent continuellement, alimentant l’énergie du magma.
L'interaction corium-béton comme celui du bouclier inférieur de Fukushima Daiichi produit une fulgurite au point d'attaque, c'est-à-dire que le béton se vitrifie et forme un tube ‒ dont la structure cristalline est proche de celle des céramiques ‒ et se désolidarise du reste de la masse de béton car sa structure moléculaire est différente. Ensuite cette fulgurite, d'un diamètre de quelques centimètres à quelques dizaines de cm selon la masse de corium, peut servir de conduit pour le reste de la masse en fusion. La structure moléculaire des fulgurites procure à celles-ci une faible conductivité thermique et de ce fait, le reste de la masse de béton ne peut pas ou plus agir comme dissipateur thermique.

405px-Graphic TMI-2 Core End-State Configuration8. Que se passe-t-il quand le corium rencontre du métal ?
Il y a peu de métaux qui résistent à des températures de 2500 à 3000°C. De plus, ces métaux sont rares et ne possèdent pas les propriétés mécaniques de l’acier. C’est pourquoi les cuves des réacteurs sont toujours fabriquées en acier. Tout va bien si la température est maîtrisée. Mais en cas de panne du système de refroidissement, la cuve peut subir de graves dommages causés par la montée de la température et de la pression. Le point de fusion du fer étant à 1538°C, on peut comprendre pourquoi une cuve ne résiste pas longtemps à un corium puissant comme celui de Fukushima.

Par ailleurs, dans une atmosphère inerte, l'alliage argent-indium-cadmium provenant des barres de contrôle produit du cadmium. En présence d'eau, l'indium forme les instables oxydes d'indium et hydroxyde d'indium qui s'évaporent et forment un aérosol. L'oxydation de l’indium est inhibée par une atmosphère riche en hydrogène. Le césium et l'iode des produits de fission volatiles réagissent pour produire l'iodure de césium, qui se condense aussi sous forme d'aérosols.
Le bain de corium est donc un milieu multiconstituant et multiphasique (liquide, solide, gaz) dont la composition et les propriétés physiques évoluent constamment au cours de ses interactions avec les éléments de son environnement.

9. Que se passe-t-il quand le corium rencontre de l’eau ?
L’eau est « craquée » à partir de 850°C par thermolyse, ce qui signifie qu’elle subit, à cause de la chaleur, une réaction de décomposition chimique en deux éléments : l’oxygène et l’hydrogène. Dans le même temps, l’eau subit une radiolyse, qui est le « craquage » de la molécule d’eau par la forte radioactivité, en donnant des radicaux libres d’hydrogène et d’hydroxyde. Dans les deux cas, en expérimentation, on constate autour du corium la formation d’une bulle de gaz formée d’hydrogène, d’oxygène et de vapeur, plus ou moins importante suivant la quantité de corium, son activité et sa température. De ce fait, l'eau n’est jamais vraiment en contact avec la masse en fusion.
La radiolyse et la thermolyse participent à la perte d'énergie du corium sur le long terme mais pas à un refroidissement à proprement parler, sauf à partir du moment où le corium a perdu son état de criticité.
vapeur
du réacteur 1
(début juin 2011)
10. Que veulent dire les termes « Melt-down », « Melt-through » et « Melt-out » ?
On rencontre parfois ces mots dans les articles concernant la fonte des cœurs de réacteurs nucléaires. Ce sont des mots anglais qui n’ont pas d’équivalents en français.

« Melt-down » (ou « Meltdown ») est un terme général faisant référence à la fusion d'un cœur de réacteur nucléaire à la suite d'un grave accident nucléaire. Lors de cet évènement, les barres de combustible fondent et s’effondrent sur elles-mêmes. Si le refroidissement n’est pas rétabli suffisamment tôt, elles se retrouvent dans le fond de la cuve sous la forme d’un corium.

Le « Melt-through » est la suite logique du « Melt-down ». Suite à la fusion du cœur d’un réacteur nucléaire et du percement de la cuve, ‒ le met-through de la cuve du réacteur peut prendre de quelques dizaines de minutes à plusieurs heures ‒ le corium peut poursuivre son avancée en traversant le fond de l’enceinte de confinement. S’il n’est pas étalé, refroidi ou piégé dans une cavité prévue à cet effet, il arrive finalement à perforer la dalle de béton de base du réacteur.

Animation du ministère de l’Industrie du Japon sur le Melt-through dans un réacteur du type de Fukushima.
Le « Melt-out » correspond à la phase finale de cet accident majeur. Le combustible fuit à l’extérieur des différentes barrières de confinement des réacteurs, soit la cuve du RPV et l’ampoule du Drywell : il atteint le sol géologique, continue sa descente ‒ plus ou moins rapidement selon la nature du terrain ‒ et diffuse une forte radioactivité dans l’environnement. Il est probable que l’on doive ce nouveau mot à Hiroaki Koide, de l’Université de Kyoto, car l’expression semble apparaître pour la première fois dans un articlerapportant ses propos. Ce phénomène est aussi connu sous le nom de « syndrome chinois », en référence à des travaux évoqués pour la première fois par le physicien Ralph Lapp en 1971 (7), mais surtout à un film catastrophe sorti quelques jours avant l’accident de Three Mile Island. A ce propos, il est peu probable que le corium puisse rejoindre le magma, et de toute manière impossible qu’il puisse dépasser le noyau terrestre.

11. Possibilité de contenir le corium
Comme le souligne la synthèse R&D relative aux accidents graves dans les réacteurs à eau pressurisée : Bilan et perspectives(2006, IRSN-CEA), « il n’est pas possible, sur la base des résultats des essais réalisés (…), de conclure actuellement quant à la possibilité de stabilisation et de refroidissement d’un bain de corium en cours d’ICB [interaction corium-béton] par injection d’eau en partie supérieure. Les progrès dans ce domaine sont malaisés du fait des difficultés technologiques (effets de taille, ancrage de croûte, représentativité du mode de chauffage, …) auxquelles se heurte la réalisation d’essais en matériaux réels à une échelle suffisamment grande. »
Donc pour ce qui concerne le corium, l’arrosage des réacteurs de Fukushima est bien une mesure de pis-aller. En fait, l'eau apportée n'est pas destinée à refroidir l'ensemble du cœur initial mais à maintenir en place le corium résiduel. Celui-ci, dont la masse réduite n’engendre plus de criticité, peut en effet être refroidi.

corium irsn video3Vidéo d’un corium
contenu dans un creuset :
expérience du CEA
diffusée par l’IRSN
Le pire des cas serait un corium qui s’engouffrerait ou s'enfermerait dans le béton ou le sol, ce qui non seulement offrirait la meilleure forme possible pour conserver son intégrité, augmenterait le nombre de neutrons récupérés, mais en plus, la masse deviendrait, de facto, inaccessible, ce qui le rendrait impossible à refroidir.
C’est ce cas de figure qui semble se produire actuellement à Fukushima pour au moins l’un des réacteurs (n° 1). D’où l’idée de construire une enceinte souterraine qui limiterait la dissémination de la radioactivité dans le sol. Mais Tepco, entreprise privée exsangue, ne paraît pas être pressée de protéger l’environnement car ce projet, s’il était soumis aux actionnaires, ne serait sans doute pas accepté car trop coûteux.
Lors de l’accident de Tchernobyl, les Soviétiques n’avaient pas hésité à construire une dalle de béton sous le réacteur pour empêcher la descente du corium. Pourquoi les Japonais n’ont pas fait la même chose ? Peut-être à cause du coût, peut-être à cause de la présence de l’eau, peut-être parce que c’était trop tard ?
12. Dangers du corium
Les dangers du corium sont nombreux et vont s’inscrire malheureusement dans la durée. D’où l’absence de communication de Tepco sur le sujet…
Explosion-centrale-Fukushima.jpgLe premier danger est la formation d’hydrogène. On connaît bien le danger de ce gaz qui a provoqué les explosions dans bâtiments des 4 premiers réacteurs au cours des premiers jours de la catastrophe. C’est ainsi que l’hydrogène, l’élément le plus simple et le plus abondant de l’univers, est aussi le gaz le plus redouté dans l’industrie nucléaire.
Or le corium, une fois constitué, continue à en fabriquer. On a vu plus haut comment : en craquant l’eau par thermolyse et par radiolyse, mais aussi lors de la vaporisation du béton. C’est pourquoi Tepco injecte régulièrement de l’azote dans les réacteurs, afin d’atténuer les effets explosifs de l’hydrogène en présence d’oxygène. Une nouvelle explosion pourrait être catastrophique, car les bâtiments ont déjà beaucoup souffert ‒ en particulier le n° 4 dont la structure est devenue instable ‒ et les piscines de combustible usé sont perchées à plus de 20 mètres de hauteur. Ce serait donc véritablement un désastre si l’une d’elle venait à lâcher.
Le deuxième danger est précisément la faculté qu’a le corium de fragiliser le béton. Dans le cas où il y a Melt-through, le corium le traverse sans problème, mais son action va avoir une conséquence sur la solidité des fondations : lors du refroidissement de la fulgurite, il se produit un changement de phase qui a la particularité de produire une forte augmentation de volume ; ainsi les parois de béton en contact, mais désolidarisées mécaniquement des fulgurites, sont détruites par effet de compression. On peut donc s'attendre, avec le refroidissement du bouclier inférieur dans les mois à venir, à une destruction d'éléments massifs de la structure en béton de soutènement, ce qui pourrait avoir plusieurs effets négatifs : fragilisation des bâtiments réacteurs et apparition de failles supplémentaires où l’eau hautement radioactive utilisée continuellement pour le refroidissement pourrait s’échapper dans l’environnement, accentuant la pollution.
Un troisième danger a longtemps été évoqué dans les premières semaines de la catastrophe : la possibilité d’une explosion de vapeur. Le corium, dans sa descente souterraine, pourrait rencontrer une masse d’eau qui, sous la chaleur du magma, la transformerait immédiatement en vapeur qui, avec la pression engendrée, provoquerait une énorme explosion si l’eau n’est pas dans un milieu ouvert. C’est ce que redoutaient déjà les soviétiques à Tchernobyl ; pour éviter ce grave danger, ils avaient vidé la piscine de suppression de pression avant que le corium ne l’atteigne. A Fukushima, on peut se demander si le même scénario ne s’est pas produit car le 4 avril, Tepco a commencé à vider 11 500 tonnes d’eau. Le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, annonçait à l’occasion : « Nous n'avons pas d'autre choix que de rejeter cette eau contaminée dans l'océan comme mesure de sécurité » (8). Quant au porte-parole de Tepco, il pleurait en annonçant la nouvelle. Pleurait-il parce qu’il déversait de l’eau faiblement radioactive dans la mer ou parce qu’il savait que le corium allait définitivement être perdu ? Dans cette hypothèse, le corium (de quel réacteur ?) aurait mis plus de trois semaines pour atteindre les sous-sols de la centrale.
Quant à la possibilité de rencontrer brutalement une masse d’eau naturelle, cela est peu probable. En effet, une nappe phréatique n’est pas un lac souterrain, mais une masse d’eau répartie dans le sol entre les éléments le constituant. Si le corium traverse cette nappe, il ne rencontrera pas suffisamment d’eau à la fois pour provoquer une explosion. Cela provoquera en revanche des jets de vapeur, voire des geysers, qui pourront apparaître n’importe où à la surface, passant dans les failles et les interstices du sol. Et cela constitue le quatrième danger, celui de la contamination de l’environnement. L’eau, au contact avec le corium, se charge d’uranium, de plutonium, de cobalt, de césium, etc. à des niveaux extrêmement élevés et se trouve donc fortement contaminée. Si elle parvient à sortir de terre, la pollution se propagera dans l’atmosphère sous forme de vapeurs, de gaz ou d’aérosols radioactifs. Si la vapeur se condense dans le sol, elle polluera irrémédiablement le sol, et les radionucléides rejoindront inévitablement la nappe phréatique.
Un autre grand danger, le cinquième, est celui que le corium rencontre la nappe aquifère en relation avec la mer. Après tout, les réacteurs ne sont situés qu’à 200 mètres du rivage, et les sous-sols des bâtiments réacteurs sont clairement en dessous du niveau de la mer, comme cela apparaît dans un plan du METI (Ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie). Donc si un corium a réellement traversé le radier, il s’est probablement trouvé en contact avec un niveau géologique en relation avec l’océan, car la centrale est construite sur des roches sédimentaires de type « grès », assez perméable à l’eau car souvent fracturé. Or, une contamination continue de la mer durant des dizaines d’années pourrait créer des dommages considérables pour l’ensemble du littoral oriental de l’archipel.
coupe centrale meti
On a aussi également beaucoup parlé dans les forums d’un risque d’explosion nucléaire, hypothèse qui a été reprise dans quelques articles. Le terme d’« explosion nucléaire » avait déjà été employé de manière incorrecte dans les médias pour des explosions d’hydrogène. En fait, dans une centrale nucléaire, une explosion n’est pas forcément nucléaire. En revanche, une explosion d’hydrogène dans une centrale nucléaire rejette de la radioactivité dans l’environnement. Même s’il reste de grandes interrogations sur la nature des explosions de l’unité 3, il ne faut pas faire d’amalgame.
En octobre 1999, un accident de criticité a eu lieu au Japon à Tokaï-Mura : lors d’une phase de mélange de composants, le dépassement de la masse critique d’uranium enrichi avait déclenché un « début d'explosion atomique » (9). Pour autant, les défenseurs de l’énergie nucléaire ont toujours affirmé qu’une centrale nucléaire ne pouvait pas exploser comme une bombe atomique. Il y a du vrai et du faux. Une explosion nucléaire implique un emballement de la réaction en chaîne. Or cet emballement peut être plus ou moins important. Quand il est important, c’est que le combustible est très pur et très enrichi. On ne rencontre ça que dans une bombe. Dans une centrale nucléaire en fonctionnement normal, le combustible peut être sujet à un emballement suite à une erreur de manipulation ou une panne du système de refroidissement, mais il ne donnera jamais une explosion atomique du type bombe H car l’environnement, les taux et la nature des combustibles ne le permettent pas. En revanche, cet emballement, même minime, peut conduire à une explosion nucléaire ‒ sixième danger ‒ mais à des niveaux d’énergie comparable à celle des explosions conventionnelles, c’est-à-dire des millions de fois plus petite qu’une explosion nucléaire militaire (10).
En outre, il reste encore une grande inconnue, c’est le comportement des différents coriums engendrés par la catastrophe du 11 mars. Ils ont chacun des masses et des compositions différentes, selon ce qu’il y avait au départ dans chaque réacteur et ce qu’ils ont « mangé » sur leur passage. La modélisation de l’activité de coriums d’une aussi grande masse n’a jamais été réalisée, et l’accident de Fukushima devient une « expérience », sauf que cette expérience se fait et se fera dans un milieu non confiné aux dépens de la population japonaise au premier chef, mais aussi de la population mondiale puisqu’elle est partie pour durer des dizaines d’années. L’idée défendue par le milieu nucléaire de se servir du retour d’expérience de Fukushima pour réaménager le parc nucléaire mondial existant est donc un leurre puisque l’on ne connaîtra réellement ce qui s’est passé que dans des décennies. D’où l’utilité de réclamer en urgence un moratoire sur l’emploi de l’énergie nucléaire, au moins pour les centrales les plus vieilles, afin de ne plus prendre le risque d’une telle catastrophe.
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(7) LAPP (Ralph E.), “Thoughts on nuclear plumbing”, The New York Times, 12 déc. 1971, p. E11.

(8) Source : « Fukushima : 11.500 tonnes d'eau radioactive à la mer », Le Figaro, 5 avril 2011.
(9) Source : « Tokaï-Mura.1999 : Un accident de criticité au Japon », site La radioactivité.com
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Phebus.jpgEn France, il existe un laboratoire spécialement conçu pour étudier le corium : le Laboratoire d’études du corium et du transfert des radioéléments (LETR, anciennement LEPF). Celui-ci fait partie du Service d'études et de modélisation de l'incendie, du corium et du confinement (
Semic) de la Direction de prévention des accidents majeurs (DPAM). Situé sur le centre de recherches de Cadarache, dans sud-est de la France, il est dirigé par Didier Vola.
L’étude du corium en fusion est donc en lui-même un domaine de recherche : des programmes d’essais sont organisés : MASCA (thermochimie du corium), FOREVER, ou VULCANO (écoulement du corium), LHF (percement de la cuve), QUENCH (renoyage du corium), ainsi que tous les tests portant sur le refroidissement du corium hors cuve. Voici quelques liens pour ceux qui veulent approfondir le sujet :

http://www-lgit.obs.ujf-grenoble.fr/users/peyrotm/documents/rapportCEA.pdf
http://gsite.univ-provence.fr/gsite/Local/sft/dir/user-3775/documents/actes/Congres_2007/communications/134.pdf
http://ethesis.inp-toulouse.fr/archive/00001391/
http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/publications-documentation/aktis-lettre-dossiers-thematiques/RST/RST-2005/Documents/F5RST05-3.pdf
http://www.sar-net.org/upload/s2-presentationoverviewcoriumbonnet.pdf
http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/Formation_recherche/Theses/Theses-soutenues/DPAM/Documents/2010-these-introini.pdf
http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/publications-documentation/Publications_documentation/BDD_publi/DSR/SAGR/Documents/rapport_RetD_AG_VF.PDF

http://article.nuclear.or.kr/jknsfile/v41/JK0410575.pdf
http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/outils-scientifiques/Codes-de-calcul/Pages/Le-systeme-de-logiciels-ASTEC-2949.aspx


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Articles sur le corium
(et en particulier les excellents articles de Trifouillax de Gen4) :
Corium(Wikipédia)
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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 11:29

Les mers chinoises polluées à cause de Fukushima

 

carte-chine.gifLa Chine suspecte le Japon de lui avoir menti au sujet de la catastrophe de Fukushima. Selon la presse officielle chinoise, un rapport du Bureau national des océans fait état de résidus radioactifs retrouvés à 800 kilomètres de Fukushima alors que le gouvernement japonais avait parlé d’un périmètre de contamination ne dépassant pas 300 kilomètres.

Ce sont des propos encore au conditionnel, mais les experts chinois sont formels dans leurs conclusions : « Des résidus radioactifs ont été retrouvés en mer à 800 kilomètres à l’est de Fukushima. Il ne fait aucun doute que ces déchets sont en lien avec la centrale japonaise ».
Le site du Quotidien du peuple titrait ainsi dès l’aube sur ces déchets nucléaires en provenance du Japon qui pourraient entrer dans les mers chinoises. Même chose pour le site d’information Soho.com, là encore très matinal avec la même information publiée très tôt ce 15 août.

 

« La zone affectée par la radioactivité est beaucoup plus grande que ce qui a été annoncé par le gouvernement japonais », estime ainsi le Bureau national des océans qui affirme avoir décelé du césium-137 à des doses 300 fois plus importantes que le niveau des mers de Chine, avec des risques potentiels pour les pêches chinoises.

Le rapport, qui reste très imprécis quant au calendrier de cette contamination annoncée, a déjà suscité des milliers de commentaires sur le net chinois. « Nous devons exiger des remboursements au Japon pour nos pêcheurs », écrit ainsi un internaute. « Les Japonais sont méchants, ils veulent que tout le monde meurt avec eux », dit un autre car ces informations tombent aussi très opportunément le jour où la Chine fête la capitulation du Japon.

« Et si le Bureau des océans était en train de nous jouer un tour en essayant de détourner l’attention de la marée noire chinoise dans le golfe de Bohai ?», s’interroge un troisième.

 

Source rfi.fr publié par réalinfos partagé avec terresacree.org

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 11:29

Dernier exemple : hécatombe massive de poissons et de tortues sur la "Pearl River" (Etat de Washington)

 

 

Plusieurs agences sanitaires et environnementales de la Louisiane et du Mississippi mènent actuellement un enquête afin de déterminer l’origine d’une pollution qui a touché la « Pearl river » sur la commune de Richardson dans l’état de Washington aux USA. Elle a causé une hécatombe massive de poissons (plusieurs milliers) et de tortues sur plus de 80 km.

 Selon les premiers rapports de l’enquête une fuite au niveau d’un pipeline immergé qui approvisionne l’usine à papier de « Temple Inland » semble en être la cause. Le produit en fuite reste encore inconnue. La nappe de pollution s’est répandue sur plus de 80 km le long de la rivière en y semant la mort de toute la faune aquatique. Les enquêteurs n’ont pas encore déterminé l’origine du produit en fuite, mais on constaté un fuite importante d’un produit noir et vaporeux au niveau du moulin.

De nombreux riverains ont témoigné avoir décelé une nappe noire sur la rivière dés jeudi matin et ils affirment que la situation s’est rapidement dégradée. La couleur de la rivière s’est rapidement assombrie, et une étrange mousse flottait parfois à sa surface. Un pécheur affirme avoir ramassé plus de 100 kg de poissons morts dans ses filets en moins d’une journée.


Source: sott.net

Petit rappel :poissons et oiseaux morts dans le monde

 

DailyMotion
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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 16:42

Des villageois s'inquiètent des gouffres

 

En Chine encore, des villageois dans la province du Sichuan quittent actuellement leurs maisons car des crevasses profondes circulaires continuent d'apparaître, au nombre de 28 jusqu'à présent en une semaine. Certains blâment la sécheresse , tandis que d'autres pensent que c'est du à l'exploitation d'une mine de charbon locale. yibin

Les résidents du village de Yibin de la province du Sichuan au sud-ouest de la Chine ont abandonné leurs maisons car le sol dans les champs et dans les collines s'écroule autour d'eux.La première faille est apparue le 27 avril, la terre s'est effondrée avec fracas tard dans la nuit, réveillant de nombreux résidents voisins.

Les crevasses sont maintenant partout apparentes, on en a compté 28 en une semaine.

Des gouffres partout en Chine
 
© inconnu


© inconnu

© inconnu
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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 16:37

Le Japon radioactif - 4 exemples

 

1.   Le bois

 

radioactif_640.jpgMaintenant c’est au tour du bois d’être radioactif : mais c’est une insensibilité culturelle de ne pas le brûler, disent des experts japonais en radioactivité

Ils allaient le brûler à Kyoto à l’occasion du rituel feu de joie annuel envoyé aux esprits des morts à la fin du festival Bon. On allait le brûler pour les gens qui sont morts dans la région affectée par la catastrophe, particulièrement à Rikuzen Takata dans la préfecture d’Iwate, où les fagots de bois étaient faits de pins tombés.

 

Quand la nouvelle est parue du projet d’utiliser les fagots de bois provenant de Rizuken Takata à Iwate, à 185 km au nord de la centrale de Fukushima, des habitants de Kyoto inquiets ont protesté, craignant la propagation de matériaux radioactifs par les feux de bois. Les habitants ont été traités d’égoïstes, d’indifférents et d’insensibles envers ceux qui ont autant souffert du séisme et du tsunami le 11 mars.

Puis le 10 août, du césium radioactif a été détecté, jusqu’à 1480 becquerels/kg dans des débris à Rizuken Takata.

 

Quelqu’un a décidé de tester le 11 août un nouvel arrivage de bois en provenance de Rizuken Takata et il s’est trouvé être radioactif. Pas beaucoup, dans l’état actuel des choses au Japon, car il n’y avait pas plus de 1130 becquerels/kg de césium radioactif.

La ville de Kyoto a décidé après tout de ne pas utiliser le bois. Mais la ville a été qualifiée d’exagération et »d’insensibilité culturelle ». Kyoto ? Insensible culturellement ?

 

Le maire de Kyoto s’est excusé »J’ai le coeur brisé d’avoir déçu les habitants de Rizuken Takata et ceux des régions affectées par la catastrophe. Je m’excuse sincèrement auprès des gens qui ont mis tous leurs efforts pour rendre possible cet événement. »

 

Le maire a répété »qu’il n’y avait pas de norme nationale de sécurité pour le bois à brûler. Je presse le gouvernement national de créer une norme de sécurité dès que possible. »

 

Le bois a été fourni par une association à but non lucratif de Sakai dans la préfecture de Fukui. Le président de l’association, Misao Higashikado ne sait pas quoi faire. Il avait prévu que les recettes de la vente du bois contribueraient à l’effort de secours après la catastrophe, et en mai son organisation avait ramassé les pins tombés dans le tsunami du 11 mars et commencé à vendre les fagots provenant de ces pins. La commercialisation n’a démarré qu’à la mi-juillet. Il dit que chaque fagot a été testé un par un par simple test et qu’aucun matériau radioactif n’a été trouvé. »Je suis déconcerté par le tour que prennent les évènements. Nous ne voulions qu’aider à la reconstruction de la région affectée par la catastrophe », dit-il.

 

Le président de cette association, Misao Higashikado fait aussi parti de l’Assemblée de Fukui.

 

Le maire de Kyoto fait entendre qu’il ordonnerait le brûlage dès qu’il y a une limite de sécurité nationale pour le bois à brûler, même si cette limite est de 8000 ou 100.000 becquerels/kg. (Bon, il n’y a aucun filtre qui puisse capter des matériaux radioactifs brûlant en plein air de cette manière.)

 

Les soi-disant experts en radioactivité condamnent toujours Kyoto et ses habitants pour leur insensibilité, selon le Mainichi Shinbun :
L’un d’eux, Otsura Niwa, professeur émérite à l’université de Kyoto (biologie des radiations) et membre principal du comité de la commission internationale sur la protection radiologique dit :

 

« Même si quelqu’un avait mangé un kilo d’écorce [ils ont testé l'écorce] et qu’elle était entièrement absorbée dans le corps, le niveau de radioactivité serait négligeable. C’est une poursuite incompréhensible de propreté qui piétine les sentiments des gens des régions sinistrées. »

 

Un autre, Ikuro Anzai, professeur émérite à l’université de Ritsumeikan, même si sa spécialité est la protection des radiations, accuse les gens de Kyoto de détruire la tradition culturelle du Japon :

 

"Le Gozan no Okuribi est une cérémonie religieuse traditionnelle. Je suspecte que la radioactivité a été considérée comme une malpropreté ou une souillure. Ce n’est pas une affaire de science mais de culture. Cela devrait être résolu de manière culturelle, et la cérémonie en mémoire des défunts devrait se faire. »

 

Pr Anzai, la contamination radioactive est vraiment malpropre, et ne peut être nettoyée tout en la répandant sur Kyoto. La cérémonie en mémoire des défunts peut s’accomplir sans brûler de fagots radioactifs sur Kyoto. Je ne crois pas que les défunts des régions sinistrées voudraient répandre la radioactivité sans nécessité.

 

Pour ne pas être en reste des spécialistes, le maire de Rikuzen Takata surenchérit :

Pour Kyoto, le maire a dit »On a répandu une rumeur sans fondement [que les fagots de Rizuken Takata sont radioactifs – peu importe s'ils le sont] et cela a dérangé les gens des zones sinistrées et les habitants de Kyoto. J’aurai voulu que la ville avance plus prudemment. »

 Nous y revoilà. Les fagots radioactifs ne sont qu’une autre »rumeur sans fondement ».

Baisse des globules blancs, maux de tête, nausées dans un hôpital de Sendai

Tweets d’une infirmière d’un grand hôpital de Sendai, dans la préfecture de Miyagi, le 10 août :

 

Un nombre en augmentation de patients avec une baisse inexplicable des globules blancs, des maux de tête et des nausées. Ils sont diagnostiqués comme vrais malades et suivent un traitement, mais n’y répondent pas du tout. J’ai vu ces cas dans mon hôpital. Je ne dis pas qu’ils sont tous là à cause de l’exposition à la radioactivité, mais je dis ce que je vois.

 

Quand on lave leurs cheveux, ils partent en touffes. C’est vraiment effrayant. Le docteur dit, »Je me demande vraiment pourquoi le taux de globules blancs descend… » Docteur, ne soyez pas si décontracté à ce sujet. Il va y avoir de plus en plus de gens qui ne répondront pas au traitement.

 

Elle suspecte une radiation interne provenant des repas d’hôpital, que les malades n’ont pas d’autre choix que de manger.

 

Le gouvernement japonais peut maintenant créer un autre »district spécial pour la recherche médicale » dans la préfecture de Miyagi, en plus de celui de Fukushima.

 

2.    Le Césium radioactif dans les poissons de Fukushima

 

SKY20110418120107AL.jpgNiveau excessif de césium radioactif dans les poissons de Fukushima:

TOKYO (Kyodo) - Les poissons capturés dans un port à environ 55 kilomètres de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi paralysée contenaient des niveaux de césium radioactif dépassant la limite permise, a déclaré le groupe environnemental de Greenpeace mardi.

 

Les échantillons prélevés dans le port Onahama de Iwaki, préfecture de Fukushima, fin Juillet, comprenaient une espèces de sébastes qui contenait 1053 becquerels par kilogramme (de césium radioactif). La lecture, la plus élevée parmi les échantillons, est bien au-delà de la limite fixée par le gouvernement de 500 becquerels par kg, selon une étude menée par le groupe environnemental.

Les autres échantillons, qui concernaient tous la truite rock, contenaient entre 625 et 749 becquerels par kilogramme, dépassant à nouveau la limite provisoire.

La deuxième étude de produits marins a été menée sur trois jours à partir du 22 Juillet dans Iwaki et la ville de Shinchi avec la coopération de pêcheurs et de ceux qui sont liés à l'industrie de la pêche à Fukushima. Un total de 21 échantillons prélevés dans l'étude ont été analysés dans un institut de recherche en France, selon le groupe.

"Il n'y a aucune limite permise pour l'exposition interne qui peut de façon concluante être déclarée ne pas poser de problèmes », a déclaré Greenpeace dans une pétition présentée au Premier ministre Naoto Kan, mardi, en notant la nécessité de maintenir la consommation des aliments contenant des niveaux élevés de matières radioactives à un minimum.

La pétition demande aussi un durcissement de la surveillance des produits marins, et une obligation pour les entreprises d'afficher le niveau de matières radioactives contenues dans les produits alimentaires sur l'étiquette.

(Mainichi Japon) le 9 août 2011

 

3.    Les fruits de mer

 

gethumbAu Japon, la sortie de crise est encore loin. Alors qu’un séisme de magnitude 6 sur l’échelle de Richter a de nouveau secoué la préfecture de Fukushima la nuit dernière, et que l’exploitant TEPCO (Tokyo Electric Power COmpany) peine à mener son opération de décontamination des eaux radioactives, Tokyo doit faire face à une crise alimentaire sans précédent. Outre la viande bovine et le riz contaminés, l’ONG Greenpeace pointe du doigt les niveaux de radioactivité relevés dans les fruits de mer pêchés au large des côtes nippones.

 

On le craignait et il semblerait que cela soit avéré : une équipe d’experts de Greenpeace envoyée sur le terrain le mois dernier, a fait part de nouvelles constatations alarmantes. Après avoir, avec les pêcheurs locaux, effectué des prélèvements sur des fruits de mer, des laboratoires français – l’ACRO (Association pour le Contrôle Radioactivité dans l’Ouest) et la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) – ont détecté des niveaux de radioactivité particulièrement élevés dans un certain nombre d’échantillons. Greenpeace a donc réclamé au gouvernement un étiquetage immédiat des produits de la mer précisant pour chacun, les taux de radioactivité afin d’informer la population des risques encourus. Une urgence selon l’ONG qui signale que la saison de pêche au chalut est sur le point de débuter sur les côtes de Fukushima et d’Ibaraki. D’autant que pour l’heure, contrairement à la viande bovine, aucune loi n’est en vigueur pour tracer l’origine des crustacés pêchés. Un vide légal qui pourrait bien être responsable, dans les mois à venir, d’une véritable panique sur les marchés nationaux. Mais pour l’heure Tokyo a gardé le silence…

 

Mais si le gouvernement nippon, qui a été récemment accusé de désinformation, reste encore discret quant aux risques encourus par la population, une carte un peu particulière pourrait bien changer la donne. L’organisme bénévole SafeCast qui aide les personnes touchées par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier, a publié une carte du Japon sur laquelle figure plus de 500 000 mesures de rayonnement prises sur tout le territoire. Par exemple, à la centrale de Fukushima, le taux de radioactivité dans l’air s’établit, à l’heure où nous écrivons ces lignes, à 5,188 microsieverts par heure, un chiffre a priori très faible. Là-bas, l’heure est d’ailleurs toujours à la décontamination des eaux hautement radioactives. Si les opérations ont connu quelques ralentissements d’ordre techniques, l’équipement fonctionnerait actuellement à 77,4% de ses capacités. TEPCO a également annoncé la construction d’une chape de protection au-dessus du réacteur n°1 de la centrale de Fukushima. Fabriquée en polyéther et haute de cinquante quatre mètres, elle devrait permettre d’empêcher toute substance radioactive de se propager dans l’air.

 

Le Premier ministre nippon, Naoto Kan, devrait quant à lui quitter son poste d’ici la fin du mois. Son successeur devra alors à son tour faire face à l’urgence de la situation. En effet, cinq mois après la catastrophe, le Japon peine à faire face aux dramatiques conséquences de la catastrophe.

 

4.Le boeuf

 

 

Arnie Gundersen, expert nucléaire étatsunien, suit avec régularité la situation au Japon. Depuis le début de la catastrophe, il nous fait part de ses analyses et de ses questionnements par l’intermédiaire de vidéos qu’il diffuse sur le site de Fairewinds. Ses commentaires sont toujours pertinents, et ils sont précieux car c’est l’un des rares scientifiques au monde qui s’exprime sur la catastrophe de Fukushima Daiichi. C’est pourquoi il est important de donner aux francophones la traduction de ses propos, car aucun scientifique de son envergure ne s’exprime en France sur ce sujet. Il est vrai que l’Hexagone est encore plus nucléarisé que le Japon et qu’il ne serait pas de bon ton de parler de pluie noire, ce qui ternirait l’image de cette énergie « propre ». Cette « black rain » est aussi une pluie « chaude », radioactive, qui contamine faune, flore et humanité pour des dizaines d’années.

 

Cette vidéo a été éditée par Fairewinds Associates le 19 juillet 2011 sous le titre original « Ex Japanese Nuclear Regulator Blames Radioactive Animal Feed on "Black Rain” ». On peut la visionner sur le site de Fairewinds, ou sur Youtube avec un sous-titrage automatique (qui présente certains défauts de transcription).

 
Un ex-inspecteur nucléaire attribue l’origine des fourrages radioactifs à la "pluie noire"
 
Traduction P. Fetet, à partir du texte original édité par Fairewinds
« Bonjour, je suis Arnie Gundersen, de Fairewinds, et nous sommes le mardi 19 juillet.
Aujourd'hui, j'ai l'intention de parler de l’état des réacteurs à Fukushima, et plus important encore, de la radioactivité qui a été détectée à travers le Japon, pas seulement sur le site. Enfin, j’aimerais parler de ce que les Japonais commencent à appeler « Black Rain » (pluie noire).

La première chose est la situation actuelle site même. Les trois réacteurs de Fukushima qui sont en cause, 1, 2 et 3, et la piscine de combustible du réacteur 4 continuent à libérer de la radioactivité.
Actuellement, vous ne pouvez pas la voir dans la journée, car les jours sont chauds, mais vous pouvez la voir durant la nuit. J'ai reçu énormément de courriels à ce sujet, où les gens pensent que le site est en train de sauter. En fait, c’est de la vapeur sortant de ces réacteurs qui rencontre l'air froid du Pacifique.
Alors, ils continuent à libérer de la radioactivité. Mais la plupart du rayonnement de Fukushima a été produit en mars et en avril. A l’heure actuelle, il y a beaucoup moins de radioactivité quotidiennement qu'il n'y en avait en mars et avril. Environ 90 à 95% de la radioactivité de Fukushima a été libérée dans les 6 premières semaines de l'accident.
Alors que des radiations continuent à être relâchées, en quantité journalière, il n'y en a plus autant qu'avant. Mais d’un autre côté, Fukushima peut continuer à libérer de la radioactivité pendant une longue période.

Les Japonais ont programmé de construire de grandes tentes pour couvrir chacun de ces réacteurs. La première tente est en cours de fabrication et couvrira le réacteur 1, puis ils passeront au réacteur 2, puis au réacteur 3, et enfin au réacteur 4. Ces tentes sont conçues pour empêcher la vapeur de sortir et de la recueillir sous forme d’eau pour la traiter. Donc à partir de septembre, la plupart des radiations atmosphériques seront éliminées de Fukushima, au moins pour un réacteur.
Cependant, de plus en plus, cela débouchera sur la contamination de l'eau souterraine et des liquides qui sont sur le site. On ne peut rien prévoir dans l’avenir qui permettrait d'éliminer cette contamination.
En fait, les Japonais ont annoncé qu'il faudra 10 ans avant qu'ils ne commencent à démanteler les cœurs à partir du bas de l'enceinte. Il n'y a pas de technologie en ce moment pour les enlever. N'oubliez pas qu'ils ont fondu à travers le réacteur nucléaire et ils se sont répandus à la base de l’enceinte nucléaire.

A Three Mile Island, ils avaient fondu au fond de la cuve du réacteur, mais n’avaient pas traversé le réacteur. Donc, c'est tout nouveau. C'est un peu comme essayer de peler un œuf au fond d'une poêle à frire. S’il cuit trop longtemps, c'est un processus très, très compliqué et difficile. Et c'est ce à quoi nous sommes confrontés à Fukushima, un nettoyage à long terme. Alors en attendant, il y aura énormément de déchets radioactifs liquides qui devront être traités pendant 10 ou peut-être 20 ans.

Eh bien, dans mon esprit, la chose la plus préoccupante est l'information provenant du site dernièrement. Certains de mes amis sont des biologistes qui ont travaillé à Tchernobyl et qui se sont rendus au Japon pour y faire quelques travaux scientifiques. Ils ont bien vu que les choses allaient mal tourner. J'ai reçu un appel de leur part cette semaine et ils ont dit que la situation était très mauvaise. A vrai dire ce sont des scientifiques endurcis qui sont habitués à traiter avec la radioactivité et ils croient que les conditions à Fukushima sont bien pires que ce qu'ils avaient pensé.

Il existe des preuves qui confirment cela. La première est que des champignons qui se trouvent à 30-40 miles des réacteurs se sont révélés être contaminés bien au-delà de ce que les normes japonaises le permettent. Ce qui est intéressant est que ces champignons n’ont pas été cultivés à l’extérieur. Alors, comment est-ce possible de dépasser les normes de rayonnement pour des champignons cultivés en intérieur ? C’est une préoccupation majeure, et encore, ce n’est qu’à 35 miles de la centrale accidentée.

La deuxième preuve, c'est que des bovins ont été contaminés dans toute la préfecture de Fukushima et au-delà. La semaine dernière, ça a commencé avec 8 vaches contaminées, puis c'est passé à 40 vaches et maintenant il s’agit de plus de 130 vaches qui sont contaminées, et je suis sûr que le nombre va augmenter avec le temps.
Maintenant il y a quelques éléments intéressants ici. Le premier est que les vaches étaient à 30-40 miles de la centrale et que leurs niveaux de césium vont bien au-delà de ce qui est déjà toléré pour la consommation humaine. Quand les vaches sont arrivées sur le marché, les Japonais n'ont pas goûté la viande, ils ont frotté la peau de l’animal pour voir s’il n'y avait aucune contamination. Et sur cette base, ils l'ont mise sur le marché. C'est seulement après cela que l'on a découvert que la viande était contaminée. Ce n'est pas une façon acceptable de contrôler la viande de bœuf.
Mais la question la plus importante ici est de savoir comment les vaches ont été contaminées alors que tout le monde pensait qu'elles étaient nourries avec de l’ensilage, en d'autres termes, le foin qui avait été sauvegardé d'avant l'accident ?
Il s'avère que les Japonais utilisent les tiges de riz pour nourrir leurs vaches. Et les agriculteurs, à 45 miles et au-delà, coupaient leur tiges de riz pour l’expédier vers les fermes qui étaient à l'intérieur de la préfecture de Fukushima. La paille a été contaminée à 500 000 désintégrations par seconde, dans un kilogramme de paille. Maintenant, il s’agit de césium. Il a une demi-vie de 30 ans. Mais au bout de 30 ans, il se désintégrera à 250 000 désintégrations par seconde. Et 30 ans plus tard, à 125 000 désintégrations par seconde. C'est ce que ce terme de « demi-vie » signifie.

Cela s'est produit à 45 miles. Rappelez-vous, la Nuclear Regulatory Commission avait suggéré l'évacuation au-delà de 50 miles. Cela semble indiquer que la NRC avait raison. Les Japonais auraient dû évacuer leur population au-delà de 50 miles et à la place de cela, ils se sont contentés d’évacuer jusqu’à environ 12-18 miles.

Cette contamination s’est ensuite propagée au-delà de la préfecture de Fukushima. Pourtant, la préfecture elle-même semble être le seul endroit pour lequel les Japonais sont inquiets au sujet de cette exposition à la radioactivité.

La dernière chose dont je voudrais vous parler aujourd'hui, c'est ce qui arrive en dehors des 50 miles dont nous venons de parler. Il est déjà assez clair, sur la base de la radioactivité qui a été découverte dans la paille, que le rayonnement, même à 50 miles, est aussi élevé qu’il l’était dans certaines régions de Tchernobyl.

Eh bien, que dire de plus ? Jetons un œil sur Tokyo qui me préoccupe aussi. Tout d'abord, les stations d'épuration à Tokyo ont leurs boues contaminées. Normalement, cette matière est utilisé dans la construction de matériaux de construction. Mais elle est tellement radioactive qu'elle doit être stockée à l'extérieur sous des bâches, jusqu'à ce que quelqu'un trouve un moyen de s’en débarrasser.

La deuxième chose, c’est un rapport de laboratoire qu’un japonais m'a envoyé. Cette personne a pris sur ses propres deniers pour payer un laboratoire afin d’analyser les données sur une rue près d'un terrain de jeux à Tokyo.

Voici le rapport du laboratoire. Il montre qu'il y a 53 000 désintégrations par seconde dans un kilogramme, à partir de 2,2 kilos de matière prélevée sur le côté d'une rue près d'un terrain de jeux à Tokyo.

Cette personne était si préoccupée qu'elle est allé à la mairie de cette ville et le maire lui a répondu : je ne suis pas inquiet à ce sujet. Voici un citoyen qui, avec son propre argent, paye pour un rapport de laboratoire et ne peut rien obtenir de son gouvernement local.

Eh bien, il y a d’autres données. C’est celles que l’on obtient du National Cancer Center, hôpital également près de Tokyo. Ca a été publié sur leur site web quelques jours après l'accident. Le rapport montre que le 24 mars, soit 9 jours après l'accident, le fond radioactif en dehors de l'hôpital a été 30 fois plus élevé que le fond radioactif à l'intérieur de l'hôpital. Il y avait un dépôt de particules chaudes sur le sol. Et il était assez important pour augmenter la quantité de rayonnement que les détecteurs ont évalué à un facteur 30. A vrai dire, un hôpital national du cancer sait clairement comment mesurer le rayonnement, car ce sont des scientifiques expérimentés.

La dernière information que je veux partager avec vous provient d’un rapport que je reçois quotidiennement par courriel d'un éminent physicien japonais nommé le Dr Glen Saji. Il était secrétaire de la Commission de réglementation nucléaire au Japon. Il a écrit il y a deux jours ce qui suit, et cela a à voir avec la paille qui a été découverte près de Fukushima : « Je pense qu'ils ont dû stocker la paille dans un champ au moment du passage du panache, au cours de la première semaine de l'accident, en particulier à cause de la pluie noire ».

A vrai dire, « black rain » n'est pas un terme dont je sois sûr qu'il utilise à la légère. Mais cela a été clairement expérimenté au Japon après l'accident. Ce à quoi il fait référence est qu’il y a eu des nuages ​​de particules radioactives chaudes qui se sont déposées partout dans le nord du Japon.

Eh bien, les Japonais sont des gens débrouillards, comme en témoigne leur victoire en Coupe du monde ce dimanche. Mais ils ont besoin de connaître l'ampleur du problème auquel ils font face afin de le traiter correctement. Plutôt que de limiter l'information, il est important qu'ils limitent la radioactivité.

Je vous remercie beaucoup et à bientôt. »

Note :
Merci à Pom’Verte, Bernie, Idrissa et Hervé du groupe Facebook « Fukushima informations » pour m’avoir aidé à finaliser la traduction ! N’hésitez pas à rejoindre ce groupe convivial qui partage une somme considérable d’informations sur Fukushima, mais aussi sur le nucléaire en général.

 

 

En fait, tout est radioactif au Japon, du nord au sud et de l'est à l'ouest. Tout !

Bon vent et bon appétit !

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 11:18

Tokyo n'est plus une ville sûre

 

images-copie-1.jpg Le gouvernement japonais envisage de quitter la capitale et de créer une capitale de secours si un autre désastre naturel, comme celui du 11 Mars, venait à frapper Tokyo.

Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et subit un cinquième des plus forts tremblements de terre de la planète. Tokyo est particulièrement vulnérable, selon les géologues japonais.

Le gouvernement japonais, qui envisage de doubler une partie des fonctions de la capitale à Osaka, craint que si un tremblement de terre d'un niveau 9.0 comme celui du 11 Mars venait à frapper Tokyo, les fondations économiques, politiques et administratives du pays seraient entièrement détruites.

Source : ABC.net.au - 24hGold 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 09:43

Les lacs texans virent au rouge-sang

 

etats_unis_les_lacs_texans_vir.jpgVictime de la sécheresse, un lac du Texas, aux Etats-Unis, s'est quasiment entièrement vidé. L'eau stagnante restée, pleine de poissons morts, a alors pris une teinte rouge-sang. Un phénomène étonnant dû selon les scientifiques à la prolifération de la Chromatiacea, une bactérie qui se développe dans les eaux pauvres en oxygène.

Une importante sécheresse sévit aux Etats-Unis et frappe, notamment et de façon exceptionnelle, le Texas qui voit nombre de ses lacs s'assécher. Ainsi, le réservoir de San Angelo est presque entièrement sec et le peu d'eau qui reste, est stagnant et rempli de poissons morts flottants au milieu d'un rouge profond et opaque, indique Live science.com.

A la vue de cette couleur, bon nombre des habitants se sont inquiétés, évoquant les prémices de la fin du monde et de l'Apocalypse. Mais les autorités qui gèrent les parcs texans ont révélé que cette couleur provient en réalité, de la multiplication de la Chromatiaceae, une bactérie qui se développe dans les eaux pauvres en oxygène.

"Cela fait mal au cœur" se désole Charles Cruz, un technicien qui travaille au parc de San Angelo. En effet, l'année dernière encore ces lacs possédaient "une importante population de poissons, et c'est maintenant écœurant de s'y rendre et de constater que le niveau de l'eau ne cesse de descendre et de voir une magnifique perche flotter le ventre en l'air".

Malgré les déclarations des autorités texanes, l'image de cette eau rougeâtre continue de circuler sur le net et d'alimenter les commentaires.

 

Mavisciences

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 17:16

La menace d'un méga tsunami plane dans l'air

mappa-isole-canarie.gifC’est sans précédent, 720 tremblements de terre en une semaine ont été enregistrés sur El Hierro, la plus petite des îles Canaries. L'essaim de tremblements de terre a même incité le gouvernement des îles Canaries à convoquer la première réunion du Comité de pilotage et de surveillance volcanique, «L'augmentation significative de l'activité sismique, c’est tout simplement du jamais vu ! » » s'est dit dans la fameuse réunion.

L'Institut géographique National (IGN) et l'Institut Volcanological des îles Canaries continuent d'enregistrer des secousses mesurant entre 1 et 3 sur l'échelle de Richter, et cela, chaque jour.

La majorité des tremblements de terre est enregistrée à une profondeur de 5 km à 15 km.

Selon Actualidad Volcánica de Canarias (AVCAN), la grande majorité des tremblements ont été enregistrée dans le nord-ouest de l'île de 278.5 kilomètres carrés à El Golfo, à l'emplacement exact d'un glissement de terrain massif qui avait créé un tsunami de 100 mètres il y a près de 50 000 ans. 

 

qu'on nous dise pas que rienne cloche en ce moment sur terre. 

 

 

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 10:59

Faut-il évacuer la Californie ?

 

maison_penchee.jpgUn chercheur amateur qui s'est confié à WikiStrike et souhaite rester anonyme prévient: "Un tremblment de terre exceptionnel est à prévoir sur la faille de San Andrés dans les mois qui viennent." Et de poursuivre par : "Il devrait avoir lieu courant octobre".

 

 

D'après lui, les séismes sont prévisibles. L'activité solaire, l'approche d'un astéroîde ou d'une comète, tout élément pertubateur extra-terrestre joue sur la lave en la tirant telle la lune engendre les marées, et l'approche d'une comète dans une activité solaire intense ne laisse aucun doute : la croûte terrestre va s'animer.

 

De plus, on ne nous parle jamais de notre lune, précisons tout de même que les éléments pertubateurs à l'approche de la Terre jouent également et peut-être davantage sur la lune qui possède elle aussi ses propres séismes et influe sur nos plaques tectoniques. L'espace est un grand jeu de domino. Rappelons que parmi les 10 plus gros tremblements de terre répertoriés, la grand majorité ont eu lieu en période de pleine lune ou de nouvelle lune. Le 26 octobre est donc une journée à grand risque, incontestablement.   

 

"La faille la plus bancale actuellement est San Andréas, mais il existe un autre grand danger, la plaque indienne." la célèbre faille Etats-Unienne ne tient qu'à un fil,  les tremblements mineurs y sont par ailleurs en augmentation. "Ce qui est inquiétant, nous confie-t-il, c'est le Yellowstone, placé sous haute surveillance, qui pourrait bien faire paler de lui".    

 

Une autre source nous parle d'un tremblement de terre en Californie de 5 sur Richter le 5 août 2011 et un autre le 7 août 2011 de plus petite ampleur. Le 10 août, un séisme plus important aura lieu en Californie. Cela débouchera sur un séisme de grande ampleur en octobre 2011.

Le Japon sera touché par un séisme très important le 8 août. 

 

 

 

 

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