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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 20:05

Y'aura-t-il de l'électricité à Noël à Paris ?

 

tour-eiffel-paris.jpgPARIS – Y aura-t-il de l’électricité à Noël’ L’arrêt de huit réacteurs nucléaires allemands provoque des sueurs froides en France où le courant importé d’outre-Rhin permettait jusque là de passer sans trop d’encombre les grands pics de consommation de l’hiver.

 

Des pénuries et des pannes d’électricité en France sont une menace réelle, a averti le cabinet de conseil Capgemini dans son étude annuelle sur l’énergie en Europe publiée mercredi.

 

En cause: le manque de disponibilité de l’électricité nucléaire allemande mais aussi l’aggravation chaque année du phénomène de pointes annuelles de consommation, autour de 19H00 l’hiver.

 

Le 15 décembre dernier à 19H02, la France a ainsi battu son record absolu de consommation: 96.710 mégawatts (MW), un pic en progression constante chaque année et plus de 25% supérieur à son niveau du début des années 2000, selon les chiffres de RTE, la filiale d’EDF responsable du réseau à haute tension en France.

 

A l’heure fatidique de la préparation du dîner et du bain des enfants, ces pointes devraient même atteindre 103.600 MW en 2015 et 107.300 MW en 2020, selon le dernier bilan prévisionnel de RTE, ce qui laisse présager d’un problème récurrent dans les années à venir.

 

Est-ce que pour autant on aura des pannes, ce n’est pas sûr, heureusement, tempère Colette Lewiner, qui a dirigé l’étude de Capgemini.

 

Ca va dépendre du froid, du fonctionnement des réacteurs nucléaires en France, qui s’est beaucoup amélioré, de la disponibilité des moyens de production ailleurs, je pense par exemple que l’Allemagne fera plus tourner ses centrales à charbon, estime l’experte.

 

Même avec l’appoint nucléaire allemand, la situation au cours des deux derniers hivers (particulièrement froids) a déjà été difficile.

 

Car la France, bien qu’exportatrice nette d’électricité, a une faiblesse: championne du chauffage électrique, sa consommation bondit lors des grands froids de près de 2.300 MW à chaque fois que le thermomètre baisse d’un degré.

 

Il y a deux ans, l’Hexagone a été à plusieurs reprises très proche de ses niveaux d’importation maximale de 8.500 mégawatts de ses pays voisins (Allemagne, mais aussi Royaume-Uni, Belgique, Suisse, Italie, Espagne).

 

C’est le critère d’alarme de RTE, même si l’importation relève souvent d’une logique économique et d’interconnexion européenne.

 

Cette année, la filiale d’EDF met actuellement la dernière main à sa propre étude saisonnière, la référence en la matière, pour faire un point sérieux sur la situation et refuse pour l’heure de s’exprimer.

 

Dévoilée début novembre, elle précédera une étude au niveau européen de l’Entso-E à la fin du mois. Car outre la France, l’Allemagne et la Belgique pourraient également souffrir d’un hiver électrique compliqué, selon Mme Lewiner.

 

Il y a néanmoins une marge: avant d’être contraint à d’hypothétiques coupures maîtrisées, RTE peut toujours recourir aux contrats d’effacement de la demande de certains clients industriels ou lancer des appels au civisme comme c’est déjà le cas en Bretagne, région la plus fragile électriquement en France avec les environs de Nice.

 

Pour l’Observatoire du nucléaire, qui sonne l’alarme depuis le printemps sur une très possible pénurie hivernale, la situation reflète le flop de l’option nucléaire + chauffage électrique.

 

L’échec de cette option était masqué depuis des années par les importations électriques, principalement depuis l’Allemagne. Ce subterfuge s’évanouit, a affirmé mercredi l’association anti-atome dans un communiqué.

 

Le dernier black-out, caractérisé par un effondrement complet du réseau, remonte en France à 1978, en plein choc pétrolier et avant l’entrée en service d’une majeure partie de ses réacteurs nucléaires. La dernière grande panne, liée à un incident en Allemagne, remonte au 4 novembre 2006.

 

Source: Romandie 

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Published by dailynuts-news - dans Economie - Finance
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