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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 10:09

 

WiliLeaks dévoile un système d’écoutes mondial

 

 WikiLeaks dévoile l’existence d’un nouveau business de l’écoute de masse. Un marché des interceptions massives qui aurait servi des dictateurs…

 

 

article owni

Capture d'écran de «la carte d'un monde espionné», sur le site Owni.fr, le 1 décembre 2011. 20minutes.fr

Une société française aurait aidé le régime de Kadhafi à surveiller de près ses opposants. C’est Owni.fr qui le rapporte ce jeudi sur la base d’informations de WikiLeaks, le site spécialisé dans la diffusion de documents secrets. Parmi les nombreuses révélations, certaines concernent en effet l’entreprise française Amesys, qui aurait non seulement vendu du matériel de surveillance à la Libye, mais se serait même impliquée dans le fonctionnement des logiciels aux côtés des services de sécurité libyens. Quarante adresses e-mails d’opposants en exil auraient ainsi été surveillées par le régime de Kadhafi. Interrogée par l’AFP, Amesys souligne qu’elle a bien «livré aux autorités libyennes du matériel mais qu’elle n’a exercé aucun contrôle sur l’utilisation qui a pu en être faite».

Un business de cinq milliards de dollars

Amesys n’est que l’un des 124 marchands d’armes de surveillance répertoriés par WikiLeaks et Owni, dont huit en France. 87 d’entre eux vendent des outils de surveillance d’Internet, 62 de surveillance du téléphone, 20 des SMS, 23 font de la reconnaissance vocale, et 14 de la géolocalisation GPS. Un nouveau marché des interceptions massives qui représente un business de cinq milliards de dollars, selon Owni.fr. Et qui sert notamment aux dictateurs du monde entier.

En tout, ce sont près de 1.100 documents qu’a rendus public WikiLeaks ce jeudi. Leur analyse montre à quel point leur capacité d’interception est immense, grâce notamment à l’exploitation de technologies de pointe. Owni.fr propose une cartographie interactive sur un site dédié, SpyFiles.org, qui permet de voir l’organisation mondiale de cet inquiétant marché.

Article de Lucie Romano

SOURCE

 

 

Exemple: avec la Tunisie

Surprise : La Tunisie utilisait des technologies Françaises pour espionner sa population 

 

 

Dans la suite du long épisode (qui est loin d’être terminé) sur les technologies de surveillance utilisées par les Etats, Reflets, qui sait avoir une longueur d’avance, révèle depuis quelques semaines la possibilité (une formulation journalistique) de l’utilisation d’une ou de plusieurs installation Amesys pour écouter la population Française en redirigeant vers des législations peu regardantes (comme la Libye de Kadhafi) une partie du trafic internet du pays des Droits de l’Homme et du fromage.

C’est le dernier épisode en date – ponctué par un coup d’éclat dont Wikileaks a le secret – d’une très longue investigation qui remonte à plus d’un an. Les nostalgiques pourront jeter un oeil a ces entretiens télévisés, qui datent d’avant le printemps arabe, à l’époque où les marchands d’armes numériques avait le courage (ou l’inconscience) de venir échanger avec les membres de Reflets sur un plateau TV (icietici).

Aujourd’hui, après Reflets, Owni, ou le Wall Street Journal, c’est Wikileaks qui publie une série impressionnante de documents, brochures et présentations habituellement destinées au petit cercle de l’armement numérique.

Parmi ces documents, l’un d’eux,relevé par un TnTweeple, prouve ce que tous ceux qui s’intéressent au sujet et à la Tunisie soupçonnaient depuis longtemps : la présence de technologies Amesys/Bull en Tunisie, surveillant à peu près tout ce qui bouge, en particulier dans le milieu des affaires et de la finance. Rassurez vous, les personnalités politiques, les blogueurs et le monde des avocats ne sont pas oubliés.

Edit : On nous souffle dans l’oreillette que la présence d’emails tunisiens écoutés dans les manuels Amesys ne signifie par forcément que la Tunisie ait utilisé des technologies Amesys. Ce qui nous fait dire deux choses :

Il n’y a personne qui travaille au service de la com’ de Bull et Amesys ? Pour une fois qu »ils ne seraient pas présent dans une « démocratie » du genre de celle de Ben Ali, pourquoi ne pas venir démentir ?

Si la Tunisie n’a pas fait appel au savoir faire d’Amesys, c’est encore plus intéressant.

 

 

Le sens des affaires affuté de la famille Trabelsi se dotait ainsi d’un atout supplémentaire : pouvoir cibler au mieux ses proies. On est d’autant plus efficace dans une négociation qu’on connait le compte bancaire de son interlocuteur et son bilan comptable aussi bien que lui. Accessoirement, on évitera au passage d’aller perdre son temps à racketter une entreprise déficitaire qui s’avèrerait, même si on la vole, une mauvaise affaire.

Mais au delà des capacités des logiciels développés par Bull et destinés à surveiller la population, du simple échange de mail en passant par les comptes bancaires, les conversations téléphonique ou les chats, le fait que le manuel du logiciel en question ait été réalisé à l’aide d’exemples de surveillance d’employés de la Banque Internationale Arabe de Tunisie révèle que le pays qui a initié le printemps arabe a probablement été le premier à faire l’objet de l’installation de telles technologies.

Trois millions d’internautes, le taux de pénétration d’internet le plus élevé du continent Africain, la Tunisie est, pour une nation comme la France, une étape clé dans la mise au point de l’internet civilisé. L’étape ultime permettant non seulement de résoudre les nombreux bugs d’une technologie de pointe pas encore au point, et une dimension qui permet par la suite d’appliquer tout cela à un pays plus grand. Disons 10 fois plus grand, en terme de nombre d’internautes, comme… La France.

Source: reflets-info

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