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  • Citoyen et troubadour - Virus de la paix et de la justice social. 
L'objectif de ce blog n'est pas de créer l'information. Il relai juste celles qui me semble intéressantes à votre compréhension du monde. Votre esprit critique sera votre arme.
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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 11:49

 

 

Z

 

Quant aux peuples, ils possèdent encore des biens au soleil, des immeubles, des terres, des forêts. Ceux qui ont emprunté ne pourront bientôt plus payer leurs traites et seront saisis par les banques. Les Voraces augmenteront massivement les impôts sur la propriété pour forcer les autres à vendre à vil prix… à vil prix puisqu’il n’y a plus d’acheteurs, car les Voraces auront bientôt supprimé tout crédit.

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Les Voraces, eux-mêmes, ont mangé leurs propres enfants. 48 millions d’américains sont aujourd’hui à la soupe populaire, mangeant grâce à des coupons de rationnement gérés par la Banque JPM, du groupe Rockefeller, que l’on retrouve à la Trilatérale, au Concil of Foreign Relations, au Bilderberg, etc.

Les Voraces et les Coriaces sont en train de se massacrer sous vos yeux, mais ce sont les Peuples qui seront asservis. Quand les peuples n’auront plus rien, plus de toit sur la tête, plus de comptes en banque, plus de travail et plus de fierté, ils mangeront dans la main de leurs maîtres ou devront crever de faim. Ceux qui se révolteront seront mâtés dans le sang par des troupes composées d’étrangers, la Légion en France, Xe aux Etats Unis, les Casques Bleus ailleurs, tous soldats de la paix sociale.

« 1984″ est déjà une réalité

« Le Goulag » version américaine dans les camps de la FEMA ouvre ses portes fin 2012. Les déportés de ces camps de concentration modernes auront une puce à la place du tatouage de sinistre mémoire, mais tous ceux qui resteront dans la matrice auront aussi leur puce. Elle comptabilisera les « ponpoints », qui donneront accès à une forme de sécurité sociale, une aide médicale gratuite, des bons de rationnement pour manger, pour se loger, pour regarder la télé et pour l’élite des bons de circuler. Ces puces géo-localisatrices vous autoriseront à aller de votre cage-à-lapins à l’usine et de l’usine à votre cage-à-lapins.
Les émissions d’ondes d’humeur dispensées partout en WIFI, captées par votre antenne sous-cutanée, vous berceront de sentiments heureux et serviles. Les antennes expérimentales, qui sont déjà partout, vont être multipliées. Bientôt, toutes les live-box et autres free-box, tous vos appareils de communication domestique, vos iphone V, vos GPS et autres gadgets seront autant de relais d’émission WI-FI, qui manipuleront vos pensées et vos humeurs à l’insu de votre plein gré.

Quand vous n’aurez plus rien de matériel, votre esprit sera libéré.
Quand vous n’aurez plus une seule pensée à vous, vous serez Z .

Z comme Zen … ou … Z comme Zombie.

 

   Christian Saint Etienne avait écrit un scénario de « politique-fiction »… à relire


Saint Etienne décrivait alors une journée comme celle de ce 15 novembre 2011, où l’écart entre le Bund et nos bons du Trésor s’envole. Rigoureusement, exactement ce qui se passe aujourd’hui…

Il décrit alors les décisions de la BCE et des gouvernements français et allemands… et le nouveau visage de l’Europe.

C’est hallucinant d’actualité.

 

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Double page du Figaro Magazine du 20 février 2010

Lundi 11 octobre 2010. La nouvelle, tombée dans la nuit de samedi à dimanche, a fait l’effet d’une bombe : l’euro sous sa forme actuelle n’est plus. A l’issue d’un conseil européen de crise, les membres de la zone euro ont décidé de créer deux zones monétaires : l’euro-mark et l’euro-franc. A la manœuvre, la France et l’Allemagne. Dans le monde entier, les experts s’interrogent. Retour sur une décision historique.

Tout a vraiment commencé le 11 février dernier. Ce jour-là, le Conseil européen extraordinaire réuni à Bruxelles décide de traiter la crise grecque en apportant, du bout des lèvres seulement, des financements au gouvernement d’Athènes pour calmer les marchés. Dès le lendemain, le Premier ministre grec, Georges Papandréou, dénonce cette mise sous tutelle de son pays par la Commission européenne sans la contrepartie d’un réel soutien financier. De fait, après une période plus calme, la spéculation recommence de plus belle. Un deuxième « paquet » de mesures pour aider les Grecs est décidé. Sans grand succès. Puis, en juillet, apparemment sur un rien – une baisse minime de fréquentation touristique de la Costa Brava -, les spéculateurs se déchaînent sur l’Espagne, avant de s’en prendre à la dette italienne. Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE), est contraint de rester à Francfort en août pour essayer de soutenir l’euro. Le 5 septembre, l’Allemagne et la France annoncent, à nouveau du bout des lèvres, compte tenu de l’opposition de leurs opinions publiques, le déblocage d’une ligne de crédit « jumbo » de 100 milliards d’euros, en complément de prêts de 50 milliards d’euros du FMI, pour tenter d’enrayer la crise italienne qui menace de se propager dans toute l’Europe.

Situation intenable !

La prime de risque sur la dette française grimpe à 140 points de base. Le jeudi 7 octobre, la BCE est forcée d’intervenir à hauteur de 164 milliards d’euros. La Réserve fédérale a beau « swaper » 200 milliards d’euros contre des dollars le matin du 8 octobre, le soir même, il est évident que la situation n’est plus tenable ! Quand le Conseil européen se réunit d’urgence, le samedi à 11 h, c’est l’incertitude. Finalement, le communiqué du Conseil sur l’accord intervenu entre les 16 membres de la zone euro n’est publié que le dimanche 10 octobre, à 2 h 50 !

Ce communiqué, très laconique, indique que les Européens se sont mis d’accord sur «une meilleure gouvernance économique de la zone et qu’ils se réservent la possibilité de mesures de contrôle partiel des changes afin de lutter contre une spéculation inappropriée». «Pour contenir la spéculation, ajoute le communiqué, le Conseil a acté la séparation de la zone en deux parties.»

C’est le coup de théâtre ! Face au déchaînement de la spéculation internationale la semaine passée, tout le monde avait imaginé un éclatement de la zone euro en 16 monnaies, avec le risque qu’elles se livrent à des dévaluations compétitives, à l’image du précédent de l’entre-deux-guerres, lorsque les dévaluations des monnaies européennes avaient exacerbé les tensions politiques. En réalité, il y aura désormais deux zones euro. L’une, la zone euro-mark, comprend l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et l’Autriche. L’autre, la zone euro-franc, est constituée des 10 membres restants, sauf la Grèce, dont la monnaie doit flotter.

 Parité contrôlée

Conséquence logique, confirmée par des informations recueillies à l’issue de ce conseil, il y aura à l’avenir deux Banques centrales européennes : celle de Francfort, et celle qui devrait s’installer à Paris, selon les premières déclarations des ministres des Finances de la France, de l’Italie et de l’Espagne. Elles fonctionneront toutes les deux sur le modèle opérationnel fixé par le traité de Maastricht et dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance. Un « groupe de coordination » – réunissant les deux présidents de la BCEM (Banque centrale de l’euro-mark) et de la BCEF (Banque centrale de l’euro-franc), deux ministres des Finances de chaque zone (le Français, l’Allemand), et un représentant tournant de chaque zone – se réunira tous les mois. La parité entre l’euro-mark et l’euro-franc évoluera selon des critères objectifs prenant en compte l’évolution de la productivité, de l’inflation et du solde de la balance courante des deux zones. La marge de fluctuation entre les deux monnaies sera étroitement contrôlée (2,25 % autour de la parité centrale, comme dans le Système monétaire européen – SME – mis en place en 1979 et qui avait parfaitement fonctionné jusqu’en 1991). Il est même possible que, si les marchés se calment, la BCEM et la BCEF veuillent maintenir une parité quasi fixe, de sorte que le commerce intra-zone ne soit aucunement affecté par cette nouvelle organisation monétaire.

Tout le monde sera gagnant, assurent les autorités bruxelloises. Chaque zone aura évidemment ses propres billets de banque, qui auraient, dit-on, déjà été imprimés dans le plus grand secret par la France et l’Italie, en accord avec l’Espagne et le Portugal. Pour ceux de la zone euro-franc, on indique que les « monstrueuses » figures géométriques actuelles seront remplacées sur les nouveaux billets par Goya (billet de 5 euros), Michel-Ange (billet de 10 euros), Vasco de Gama (billet de 20 euros), Molière (billet de 50 euros), La Liberté guidant le peuple de Delacroix (billet de 100 euros), Leonard de Vinci (billet de 200 euros) et Cervantès (billet de 500 euros). La zone euro-mark garderait temporairement les figures actuelles. Il n’y aura donc aucun change à effectuer entre la France et l’Italie, par exemple, tandis que le change entre euro-francs et euro-marks se fera à un coût très réduit.

 Surplus contre déficits

Comment en est-on arrivé à ce tournant décisif ? Aux problèmes de fond jamais résolus lors de l’entrée en vigueur de l’euro s’est ajoutée avec le temps la divergence des performances économiques au sein de l’Union entre l’Allemagne et les Pays-Bas, d’une part, la France, l’Italie et l’Espagne, de l’autre. Les deux premiers pays sont restés plus industriels et tournés vers l’exportation, les trois derniers privilégiant une croissance portée par la demande intérieure. Logiquement, l’Allemagne et les Pays-Bas bénéficiaient de gros surplus de balance commerciale, alors que les trois pays du Sud accumulaient les déficits dans leur balance commerciale. Il était devenu très clair, depuis 2006-2007, que les modèles – de croissance industrielle du nord de la zone euro, et de croissance tirée par la consommation du sud de la zone euro – n’étaient plus conciliables.

 Axe franco-allemand

Ces failles de la zone euro ont été exacerbées par la crise de la dette publique, qui est apparue en janvier 2010. Avant cela, les Etats étaient parvenus à éviter que la crise financière de 2008 ne se transforme en crise économique majeure, en intervenant massivement dans l’économie. Au prix de déficits publics qui s’étaient dangereusement creusés en 2009. Mais ce qui paraissait vertueux en 2009 a inquiété les marchés financiers en 2010. En réalité, la crise de la dette publique n’a fait qu’exacerber la crise sous-jacente de la zone euro. Sur le fond, les Européens n’ont en effet jamais pu ni voulu mettre en place un véritable gouvernement économique de l’Europe – un gouvernement économique qui aurait dû être en outre renforcé par un mécanisme de « fédéralisme fiscal », c’est-à-dire de péréquation financière entre les Etats membres, comme au sein des Etats-Unis d’Amérique.

Au final, il apparaît, en ce lundi 11 octobre 2010, que l’axe politique franco-allemand sort renforcé de cette épreuve. Les deux pays ont en effet su trouver une solution pragmatique à une crise majeure. Mieux : la dévaluation de l’euro-franc pourrait relancer l’activité dans la zone sud de l’Europe, dont les 200 millions de consommateurs sont avides de consommer, après trois ans de crise économique, ce qui devrait bénéficier aux exportations allemandes vers la zone. Ainsi, le chômage pourrait enfin se stabiliser dans l’Union européenne. Si Londres et ses marchés financiers ont largement contribué à aggraver la crise de l’euro, le renforcement du caractère central de l’axe franco-allemand dans le dénouement de la crise, ainsi que le poids écrasant que cet axe devrait prendre sur le plan politique pourraient même conduire à une marginalisation de Londres en Europe. L’exact contraire du rêve de Westminster !

En effet, aussitôt publié le communiqué du Conseil européen, les premières déclarations des pays qui ne faisaient pas partie de l’euro montrent qu’ils souhaitent désormais accélérer leur entrée dans une des deux zones. Ainsi, la Hongrie, la République tchèque et la Pologne semblent déjà pencher vers la zone euro-franc, ce qui a fortement surpris les observateurs, compte tenu des liens économiques étroits de ces pays avec l’Allemagne. La City évoquait même une possible entrée du Royaume-Uni dans cette zone. En réponse, le ministre français des Finances a clairement indiqué que les pays candidats devront intégralement respecter les critères de Maastricht pour « candidater » et que la France envisageait un durcissement du pacte de stabilité pour montrer clairement que la BCEF, dont le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, devrait prendre la présidence pour quatre ans (avant d’être remplacé par un Italien pour une même durée), ne tolérerait aucun dérapage inflationniste dans la zone.

 « Fédéralisme fiscal »

Par ailleurs, «retenant les leçons de l’échec de l’euro», le président français, Nicolas Sarkozy, a indiqué que les pays membres de la zone euro-franc se réuniraient dès le 12 octobre à Milan pour arrêter les décisions opérationnelles concernant le fonctionnement de la BCEF et pour mettre en place un«gouvernement économique de la zone euro-franc et les prémices d’un fédéralisme fiscal». Car il faut bien comprendre ce que signifiait l’absence de gouvernement économique de l’Europe. La parité entre l’euro et le dollar était devenue cruciale pour la planète économique, car 85 % des pays du globe – en termes de richesse – avaient une monnaie liée soit au dollar, soit à l’euro. Or cette parité euro-dollar était déterminée par deux pays : la Chine et les Etats-Unis, mais l’Europe n’était pas autour de la table car il n’y avait pas d’accord au sein de l’Eurogroupe sur la nature de la politique de change à conduire.

Deux Eurogroupes

Si l’Eurogroupe de la zone euro-franc devient responsable de la conduite de la politique économique de la zone, forçant probablement l’Eurogroupe mark à en faire autant, ces politiques étant coordonnées par l’axe franco-allemand, l’Europe sera en mesure de peser davantage sur les équilibres économiques et monétaires du monde. Ceci n’a rien de paradoxal : en organisant une séparation ordonnée de la zone euro en deux zones économiques cohérentes, le couple franco-allemand a tranché le nœud gordien de l’impuissance européenne. La France a eu l’intelligence de ne pas s’accrocher au mark, en laissant sombrer les autres pays – ce qu’elle aurait payé très cher en termes de compétitivité -, et de prendre ses responsabilités de puissance européenne.

Loin de menacer l’existence de l’Union européenne, l’accord du 10 octobre 2010 a remis l’Europe sur l’échiquier de la puissance dans le monde !

(Source: Figaro Magazine)

Précision: l’auteur appartient au courant fabien qui cherche à réaliser la fusion entre le capitalisme et le socialisme en vue d’une… gouvernance mondiale. Le projet fut « pensé » à la fin du XIX° siècle par quelques réseaux de financiers bien évidemment très liés au cartel bancaire. [Voir le dossier sur les BREVES DE LIESI d'octobre/novembre 2011.]

 

 

 

Par Menthalo LIESI

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Published by dailynuts-news - dans Economie - Finance
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